Arrêté du 26 avril 2002 modifiant
l'arrêté du 26 novembre 1999
relatif à la bonne exécution des analyses de biologie médicale
J.O. Numéro 104
du 4 Mai 2002
NOR : SANP0221588A
Le ministre délégué
à la santé,
Vu le code de la santé publique, et notamment les articles L. 6211-8
(4o), L. 6213-1, L. 6213-2, L. 6213-3, L. 1131-1, L. 1131-2, L. 1131-3 ;
Vu le décret no 76-1004 du 4 novembre 1976, modifié notamment
par le décret no 93-354 du 15 mars 1993, fixant les conditions d'autorisation
des laboratoires d'analyses de biologie médicale ;
Vu le décret no 83-104 du 15 février 1983, modifié notamment
par le décret no 93-354 du 15 mars 1993, relatif au contrôle de
bonne exécution des analyses de biologie médicale prévu
par l'article L. 6213-2 du code de la santé publique ;
Vu l'arrêté du 12 janvier 1999 relatif aux règles de bonnes
pratiques cliniques et biologiques en assistance médicale à la
procréation ;
Vu l'arrêté du 26 novembre 1999 relatif à la bonne exécution
des analyses de biologie médicale ;
Vu la proposition du directeur général de l'Agence française
de sécurité sanitaire des produits de santé du 26 octobre
2001, modifiée le 12 décembre 2001 et le 5 avril 2002 ;
Vu l'avis de la Commission nationale permanente de biologie médicale
du 16 janvier 2002,
Arrête :
Art. 1er. - Le guide de bonne exécution des analyses de biologie médicale
annexé à l'arrêté du 26 novembre 1999 est modifié
ainsi qu'il suit :
Au III du guide de bonne exécution des analyses de biologie médicale,
le premier paragraphe du 2.2.2 est supprimé ;
Le IV du guide de bonne exécution des analyses de biologie médicale
est complété par un C ainsi intitulé : " C. - Cas
particulier des bonnes pratiques de laboratoire en immuno-hématologie
érythrocytaire ", dont les dispositions et les annexes figurent
en annexe du présent arrêté.
Art. 2. - Le directeur général de la santé, le directeur de l'hospitalisation et de l'organisation des soins et le directeur général de l'Agence française de sécurité sanitaire et des produits de santé sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent arrêté, qui sera publié ainsi que ses annexes au Journal officiel de la République française.
Fait à Paris, le
26 avril 2002.
Bernard Kouchner
ANNEXE
GENERALE
C. - CAS PARTICULIER DES BONNES PRATIQUES DE
LABORATOIRE EN IMMUNO-HEMATOLOGIE ERYTHROCYTAIRE
En vue de mettre en oeuvre une sécurisation des analyses et des résultats
en immuno-hématologie érythrocytaire quelle que soit la finalité
des analyses prescrites, ainsi qu'une sécurisation de la transmission
des résultats, il est fixé pour ces analyses :
- les champs d'application ;
- les règles de réalisation ;
- le contrôle de qualité interne ;
- les conditions d'automation et d'informatisation ;
- la carte de groupes sanguins.
I. - Champ
d'application
Les champs d'application
concernant les analyses d'immuno-hématologie érythrocytaire suivantes
:
- le groupage ABO-RH1 (RhD) ;
- le phénotypage RH-KEL 1 (Rh-K) ;
- le phénotypage étendu ;
- la recherche d'anticorps anti-érythrocytaires (RAI) ;
- le titrage des anticorps anti-érythrocytaires autres que anti-A, anti-B
et le dosage pondéral des anti-RH ;
- l'épreuve directe de compatibilité au laboratoire ;
- le test direct à l'antiglobuline,
sont définis dans l'annexe D I.
II. - Règles
de réalisation des analyses
Tous les réactifs nécessaires aux examens d'immuno-hématologie érythrocytaire doivent être conformes à la législation et à la réglementation relative aux conditions particulières de mise sur le marché en vigueur à la date de lancement.
1. Le groupage ABO-RH1 (RhD)
1.1. Définition de l'analyse
Cette analyse consiste à déterminer de manière indissociable
les phénotypes ABO et RH1 (RhD) du système RH.
1.2. Modalités
de mise en oeuvre
1.2.1. Le principe
Une réalisation du groupage sanguin ABO-RH1 :
Une réalisation du groupage sanguin ABO repose sur deux épreuves
complémentaires :
- une épreuve globulaire qui consiste à rechercher les antigènes
A (ABO1) et B (ABO2) avec les réactifs monoclonaux suivants : anti-A
(anti-ABO1), anti-B (anti-ABO2) et anti-AB (anti-ABO3) ;
- une épreuve plasmatique qui consiste à rechercher les anticorps
anti-A et anti-B avec les hématies-tests A1 et B. Au moins une de ces
hématies doit être de phénotype RH :-1.
Une réalisation du groupage sanguin RH1 comporte obligatoirement l'utilisation
d'un réactif anti-RH1 d'origine monoclonale et du réactif témoin
dépourvu de toute activité anticorps mais dont la capacité
d'agglutination d'hématies sensibilisées est strictement identique
au réactif anti-RH1.
Une détermination du groupage sanguin ABO-RH1 :
Sa définition est fonction des conditions techniques :
- si les opérations du groupage sanguin, incluant les modalités
de vérification et d'enregistrement des échantillons et des prescriptions,
sont strictement réalisées dans les conditions d'automation et
d'informatisation décrites à l'article IV Automation et informatisation,
une détermination repose sur une seule réalisation exécutée
à l'aide d'un lot de réactifs, d'un lot d'hématies-tests
et par un technicien ;
- dans tous les autres cas, une détermination repose sur deux réalisations
exécutées par deux techniciens différents. La saisie manuelle
des résultats doit aussi passer par une double saisie effectuée
par deux personnes différentes.
Un groupage sanguin ABO-RH1 valide :
Un groupage sanguin ABO-RH1 valide est réalisé sur deux prélèvements
différents à raison d'une détermination par prélèvement.
1.2.2. Les contrôles qualité internes
En ce qui concerne la détermination ABO, le système analytique
doit être contrôlé en utilisant une série d'échantillons
de contrôle de phénotypes garantis (typage obtenu par un processus
technique différent de celui qui doit être contrôlé
par ces échantillons) comprenant au minimum :
- un échantillon de groupe A ;
- un échantillon de groupe B ;
- un échantillon de groupe O.
En ce qui concerne la détermination du groupe RH1, le système
analytique doit être contrôlé en utilisant une série
d'échantillons de contrôle de phénotypes garantis (typage
obtenu par un processus technique différent de celui qui doit être
contrôlé par ces échantillons) comprenant au minimum :
- un échantillon de groupe RH : 1 ;
- un échantillon de groupe RH : -1.
1.2.3. Interprétation
et validation des résultats,
gestion des anomalies (Annexe D II)
2. Le phénotypage RH-KEL 1 (Rh-K)
2.1. Définition de l'analyse
Cette analyse comprend l'étude des antigènes RH2 (C), RH3 (E),
RH4 (c), RH5 (e) et KEL 1 (K).
2.2. Modalités
de mise en oeuvre
2.2.1. Le principe
Une réalisation du phénotypage RH-KEL 1 :
Une réalisation du phénotypage RH-KEL 1 comporte obligatoirement
l'utilisation des réactifs anti-RH2, anti-RH3, anti-RH4, anti-RH5, anti-KEL
1 et du (des) réactif(s) témoin(s) adéquat(s). Il est recommandé
d'utiliser des réactifs d'origine monoclonale.
Une détermination du phénotypage RH-KEL 1 :
Sa définition est fonction des conditions techniques :
- si les opérations du phénotypage RH-KEL 1, incluant les modalités
de vérification et d'enregistrement des échantillons et des prescriptions,
sont strictement réalisées dans les conditions d'automation et
d'informatisation décrites à l'article IV Automation et informatisation,
une détermination repose sur une seule réalisation exécutée
à l'aide d'un lot de réactifs et par un technicien ;
- dans tous les autres cas, une détermination repose sur deux réalisations
exécutées par deux techniciens différents. La saisie manuelle
des résultats doit aussi passer par une double saisie effectuée
par deux personnes différentes.
Un phénotypage RH-KEL 1 valide :
Un phénotypage RH-KEL 1 valide est réalisé sur deux prélèvements
différents à raison d'une détermination par prélèvement.
2.2.2. Les contrôles qualité internes
Le système analytique doit être contrôlé en utilisant
une série d'échantillons de contrôle de phénotypes
garantis (typage obtenu par un processus analytique différent de celui
qui doit être contrôlé par ces échantillons) comprenant
pour chaque spécificité les hématies suivantes :
- anti-RH2 : un échantillon RH :2,4 et un échantillon RH :-2,4
;
- anti-RH3 : un échantillon RH :3,5 et un échantillon RH :-3,5
;
- anti-RH4 : un échantillon RH :2,4 et un échantillon RH :2,-4
;
- anti-RH5 : un échantillon RH :3,5 et un échantillon RH :3,-5
;
- anti-KEL 1 : un échantillon KEL :1 et un échantillon KEL :-1.
2.2.3. Interprétation
et validation des résultats,
gestion des anomalies (Annexe D III)
3. Le phénotypage étendu
3.1. Définition de l'analyse
Cette analyse consiste à rechercher un ou plusieurs antigènes
érythrocytaires autres que ceux qui sont définis par le groupage
ABO.RH1 et par le phénotypage RH-KEL 1.
3.2. Modalités
de mise en oeuvre
3.2.1. Le principe
Une réalisation du phénotypage étendu :
pour un système donné la recherche de chaque antigène est
basée sur l'utilisation du réactif spécifique et du témoin
adéquat.
Une détermination du phénotypage étendu :
Sa définition est fonction des conditions techniques :
- si les opérations du phénotypage étendu, incluant les
modalités de vérification et d'enregistrement des échantillons
et des prescriptions, sont strictement réalisées dans les conditions
d'automation et d'informatisation décrites à l'article IV Automation
et informatisation, une détermination repose sur une seule réalisation
exécutée à l'aide d'un lot de réactifs et par un
technicien ;
- dans tous les autres cas, une détermination repose sur deux réalisations
exécutées par deux techniciens différents. La saisie manuelle
des résultats doit aussi passer par une double saisie effectuée
par deux personnes différentes.
Un phénotypage étendu valide :
Un phénotypage étendu valide est réalisé sur deux
prélèvements différents à raison d'une détermination
par prélèvement.
3.2.2. Les contrôles qualité internes
Le système analytique doit être contrôlé en utilisant,
pour chaque spécificité, deux échantillons de contrôle
de phénotypes garantis (typage obtenu par un processus analytique différent
de celui qui doit être contrôlé par ces échantillons).
L'un de ces échantillons doit être négatif et l'autre d'expression
" hétérozygote ".
3.2.3. Interprétation
et validation des résultats,
gestion des anomalies (Annexe D IV)
4. La recherche d'anticorps anti-érythrocytaires (RAI)
4.1. Définition de l'analyse
A l'aide de gammes d'hématies-tests d'origine humaine, telles qu'elles
sont définies en 4.2.1, on dépiste puis identifie, sur du sérum
ou du plasma, les anticorps dirigés contre les antigènes érythrocytaires
autres que A et B.
4.2. Modalités
de mise en oeuvre
4.2.1. Le principe
La recherche d'anticorps anti-érythrocytaires comporte deux étapes
dont l'enchaînement est sous la responsabilité du biologiste :
- une étape de dépistage au terme de laquelle le laboratoire pourra
répondre " dépistage positif " ou " dépistage
négatif " d'anticorps anti-érythrocytaires. En cas de dépistage
positif, l'identification de l'anticorps est obligatoire.
Cette étape repose sur l'utilisation d'une gamme d'au moins trois hématies-tests
de groupe O qui doit permettre la détection des anticorps correspondants
aux antigènes RH1 (D), RH2 (C), RH3 (E), RH4 (c), RH5 (e), KEL 1 (K),
KEL 2 (Cellano), KEL 4 (Kpb), FY1 (Fya), FY2 (Fyb), JK1 (Jka), JK2 (Jkb), MNS1
(M), MNS2 (N), MNS3 (S), MNS4 (s), LE1(Lea), LE2 (Leb), P1, LU2 (Lub).
Les phénotypes RH suivants doivent être obligatoirement représentés
sur la gamme de dépistage :
RH : 1,2,-3,-4,5 ;
RH : 1,-2,3,4,-5 ;
RH :-1,-2,-3,4,5.
De plus, une expression phénotypique " homozygote " doit être
respectée pour les antigènes FY1, JK1, JK2, MNS3 et recommandée
pour les antigènes FY2 et MNS4.
En aucun cas ces hématies ne feront l'objet de mélange.
Une étape d'identification qui consiste à déterminer la
spécificité du ou des anticorps présents, en confrontant
la distribution des réactions positives et négatives obtenues
avec la distribution des antigènes sur les gammes d'hématies-tests
utilisées.
Cette étape est réalisée sur un échantillon non
décanté et non ouvert si possible, si elle est mise en oeuvre
par un laboratoire différent de celui qui a réalisé le
dépistage.
Cette étape repose sur l'utilisation, outre la gamme de dépistage,
d'au moins 10 hématies-tests. L'ensemble de ces hématies de groupe
O doit comporter les antigènes suivants : RH1, RH2, RH3, RH4, RH5, RH6,
RH8 (Cw), KEL 1, KEL 2, KEL 3 (Kpa), KEL 4, FY1, FY2, JK1, JK2, MNS1, MNS2,
MNS3, MNS4, LE1, LE2, P1, LU1 (Lua), LU2.
Les phénotypes suivants doivent être représentés
au moins sur deux hématies : KEL 1, FY :1,-2, FY :-1,2, JK :1,-2, JK
:-1,2, MNS :3,-4, MNS :-3,4, P :-1.
Cette phase doit permettre l'identification d'un anticorps courant isolé
ainsi qu'une orientation dans l'identification des mélanges d'anticorps.
Les techniques :
Pour les deux étapes, la méthodologie technique repose sur la
mise en oeuvre d'un test indirect à l'antiglobuline polyspécifique
ou anti-IgG permettant de détecter, sur colonne de filtration ou en immuno-adhérence,
un anti-RH1 humain de concentration égale à 20 ng/ml ou d'autres
techniques de sensibilité au moins égale.
Lors de la phase d'identification, il peut être utile voire indispensable
d'utiliser en complément les techniques dites enzymatiques notamment
dans le cadre de difficulté d'identification (association d'alloanticorps)
et lors des étapes de diagnostic biologique des accidents immunohémolytiques
transfusionnels.
4.2.2. Les contrôles qualité internes
Le système analytique sera contrôlé en utilisant des échantillons
de contrôle comportant des anticorps (natifs ou réactifs) de spécificité
et de titre connus avec au minimum un anticorps de titre à 4 dans la
technique d'utilisation et sur une hématie comportant l'antigène
correspondant d'expression " hétérozygote ".
4.2.3. Interprétation
et validation des résultats
(Annexe D V)
5. Le titrage des anticorps anti-érythrocytaires immuns autres que les
anti-A et anti-B et le dosage pondéral des anti-RH
5.1. Définition de l'analyse
Le titrage consiste à tester le plasma ou le sérum des patientes
et ses dilutions vis-à-vis d'hématies - tests possédant
les antigènes spécifiques. La surveillance de l'évolution
du taux des anticorps est basée obligatoirement sur le titrage par le
test indirect à l'antiglobuline.
Le dosage pondéral consiste à mesurer par méthode semi-quantitative
et automatisée, la concentration en anticorps. Applicable aux seuls anti-RH,
elle consiste en un dosage comparatif par rapport à l'étalon international
anti-RH1 dont la concentration est connue. Le plasma ou le sérum des
femmes enceintes immunisées et ses dilutions sont testés vis-à-vis
d'hématies - tests possédant l'antigène spécifique
correspondant.
5.2. Modalités
de mise en oeuvre
5.2.1. Le principe
Le titrage des anticorps consiste à tester le plasma ou le sérum
ainsi que ses dilutions de raison géométrique 2 vis à vis
d'hématies possédant l'antigène correspondant à
l'anticorps identifié de façon extemporanée.
La technique de référence est le test indirect à l'antiglobuline
technique tube, en utilisant des hématies natives en solution saline
0,15M.
La technique doit être standardisée, c'est à dire pratiquée
:
- avec des réactifs identiques : antiglobuline et mélange d'hématies
- tests de même phénotype érythrocytaire ;
- par rapport à un standard anti-RH1 de titre connu ;
- avec reprise en parallèle de l'échantillon précédent
conservé congelé à une température inférieure
ou égale à - 30o C ;
- en automatisant si possible la réalisation des dilutions à l'aide
d'un diluteur. Par ailleurs, la dilution sera extemporanée et si possible
portera sur un volume minimum de 100 micro l.
Un mélange de trois variétés d'hématies natives
doit être utilisé. Elles seront prélevées depuis
moins de quatorze jours en solution de conservation et de phénotype suivant
RH :1, 2, 3, 4, 5 pour les anti-RH1 purs ou associés à un anti-RH2
ou un anti-RH3, d'expression hétérozygote pour les antigènes
correspondant aux autres anticorps à tester.
5.2.2. Les contrôles qualité internes
Ils comportent l'étude du standard anti-RH1 de concentration connue à
différentes dilutions.
5.2.3. Validation
analytique
(Annexe D VI)
6. L'épreuve directe de compatibilité au laboratoire
6.1. Définition de l'analyse
C'est une analyse qui consiste à tester l'échantillon de sérum
ou de plasma du receveur vis-à-vis des hématies de la tubulure
du produit sanguin à transfuser.
6.2. Modalités
de mise en oeuvre
6.2.1. Le principe
L'épreuve directe de compatibilité au laboratoire se déroule
en trois étapes :
1o Sélection des unités à compatibiliser conformément
aux bonnes pratiques de distribution. Cette sélection prend en compte
:
Le statut immuno-hématologique du receveur dont la définition
minimale préalable repose obligatoirement, en absence d'antériorité
valide, sur :
- le groupage ABO.RH1 ;
- le phénotypage RH-KEL 1 ;
- le phénotypage autre que RH-KEL 1 d'un ou plusieurs antigènes
immunogènes si une antigèno ou séro compatibilité
les concernant doit être respectée ;
- le dépistage d'anticorps anti-érythrocytaires dont le délai
par rapport à la date effective de la transfusion est conforme aux dispositions
réglementaires ;
- l'identification d'anticorps anti-érythrocytaires en cas de dépistage
positif.
La mention d'un protocole transfusionnel éventuel spécifique à
la situation clinique considérée.
2o Préparation des hématies de la tubulure.
Cette étape a pour but de conditionner les hématies de la tubulure
afin qu'elles puissent être testées dans les mêmes conditions
techniques que la RAI.
Au cours de cette étape, il convient d'être particulièrement
attentif aux modalités d'identification de la tubulure et des échantillons
secondaires à partir du numéro codé en barres de l'unité
de produit sanguin.
3o Exécution technique.
Les conditions techniques sont identiques à celles utilisées par
la RAI.
6.2.2. Les contrôles qualité internes
Le système analytique doit être contrôlé en utilisant
des échantillons de contrôle identiques à ceux utilisés
pour la RAI.
6.2.3. Interprétation
et validation des résultats
(Annexe D VII)
7. Le test direct à l'antiglobuline
7.1. Définition de l'analyse
Le test direct à l'antiglobuline permet la mise en évidence de
la sensibilisation in vivo des hématies humaines par des anticorps de
nature IgG et/ou des fractions du complément. Ce test doit être
réalisé sur un échantillon de préférence
anticoagulé.
7.2. Modalités
de mise en oeuvre
7.2.1. Le principe
La mise en évidence de la sensibilisation in vivo des hématies
repose sur l'utilisation d'antiglobuline(s) humaine(s) dont la portion Fab reconnaît
les marqueurs isotypiques d'immunoglobulines ou des fractions du complément
spécifiquement fixées sur l'hématie.
La réalisation de cette analyse impose d'utiliser de façon simultanée
et indépendante une antiglobuline anti-IgG et un anti-C3d ainsi que des
réactifs témoins appropriés.
7.2.2. Les contrôles qualité internes
Le système analytique sera contrôlé en utilisant des hématies
préalablement sensibilisées in vitro par des IgG et éventuellement
du complément.
7.2.3. Interprétation
et validation des résultats
(Annexe D VIII)
III. - Contrôle de qualité interne (CQI)
Le biologiste devra organiser un contrôle de qualité interne conformément
au guide de bonne exécution des analyses de biologie médicale
(GBEA) et qui repose notamment sur l'analyse d'échantillons de contrôle
effectuée dans les mêmes conditions que celles appliquées
aux échantillons biologiques. Les résultats relatifs à
ces échantillons de contrôle doivent être connus et garantis.
La mise en oeuvre de ces contrôles est, au minimum, quotidienne.
IV. - Automation.
- Informatisation
1. Automation et exécution analytique
Les caractéristiques, les modalités de mise en place et le fonctionnement
des matériels automatiques et informatiques seront conformes aux règles
générales d'exécution des analyses de biologie médicale
prévues par le GBEA en vigueur.
1.1. Objectifs
de l'automation et de l'informatisation
au laboratoire d'immuno-hématologie (Annexe D IX)
1.2. Définition des caractéristiques minimales d'un système
permettant de dire que le processus d'analyse immuno-hématologique est
automatique
Quel que soit le degré d'automatisation du processus analytique, sa qualité
est directement liée à la phase préanalytique qui comporte
des opérations manuelles critiques dont l'erreur peut remettre en cause
la fiabilité du résultat :
- acceptation des échantillons et des documents accompagnateurs (prescription
- fiche de suivi médical),
- saisie de l'état civil,
- établissement du lien entre patient - support d'identification positive
- échantillon.
Ces opérations doivent faire l'objet de procédures écrites
et détaillées permettant d'éviter toute erreur de saisie
ou d'identification. Il est nécessaire de mettre en oeuvre des opérations
spécifiques permettant une vérification de la saisie et du lien
entre le patient et son échantillon.
A ce titre, la saisie informatique de l'état civil à partir de
la prescription doit être suivie d'un contrôle basé sur une
deuxième saisie réalisée à partir des informations
inscrites sur l'échantillon et après une identification positive
de celui-ci.
La qualification " d'automatique " pour un système donné
impose que celui-ci puisse prendre en charge certaines phases de l'exécution
analytique apparaissant comme critiques pour la fiabilité des résultats
et puisse associer de façon automatique et univoque le patient aux résultats
correspondants via le support d'identification positive de l'échantillon.
Cette conception peut donc s'appliquer aussi bien aux automates qu'aux semi-automates
tels qu'ils sont définis en biologie médicale et qui fonctionnent
dans un système informatique donné.
L'attribution de cette qualification repose donc sur la prise en charge, par
le système (ensemble de l'automate et de l'environnement informatisé
du laboratoire) concerné, des opérations mentionnées en
annexe D X.
2. Sécurisation
du transfert des résultats du laboratoire
sur le centre de distribution
(Annexe D XI)
V. - Carte de groupes sanguins
La carte de groupes sanguins est un document de synthèse de données
biologiques permettant d'assurer la sécurité transfusionnelle
immunologique du patient.
La carte de groupes sanguins est éditée par un système
informatique validé. Toute retranscription manuelle ou utilisation d'étiquettes
de groupe autocollantes est interdite. Les deux déterminations portées
sur la carte seront effectuées par le même laboratoire.
L'ensemble des mentions nécessaires à la sécurité
transfusionnelle immunologique doit apparaître sur une seule face de la
carte.
1. Mentions
apparaissant
sur la carte de groupes sanguins
1.1. Identification du laboratoire qui a édité la carte
de groupes sanguins
Nom du laboratoire.
Adresse.
Téléphone.
Signature du biologiste.
1.2. Identification du patient
Nom de naissance complété s'il y a lieu du nom marital.
Prénom(s) et en cas de prénom composé, transcription du
prénom complet en toutes lettres.
Sexe.
Date de naissance.
En cas de changement de nom marital, la carte reste valide si les autres identifiants
sont corrects.
1.3. Groupes sanguins et phénotypes érythrocytaires
Le résultat de chaque détermination est suivi de la date de sa
réalisation.
Une mention rappelle que les groupes sanguins et les phénotypes ne sont
valides qu'après deux déterminations. Cette mention peut être
portée au dos de la carte.
Il est recommandé d'utiliser la nomenclature alphanumérique internationale.
1.4. Recherche d'anticorps anti-érythrocytaires
La présence d'un ou plusieurs anticorps anti-érythrocytaires est
mentionnée sur la carte suivie de la date de découverte de l'anticorps.
Il n'est pas fait mention des caractéristiques (liste des antigènes)
des gammes d'hématies-tests qui ont été utilisées,
ainsi que leur provenance.
Une recherche d'anticorps anti-érythrocytaire négative ne fait
l'objet d'aucune mention sur la carte de groupes sanguins.
Il est recommandé d'utiliser la nomenclature alphanumérique internationale.
2. Cas particulier du nouveau-né
La détermination des groupes sanguins chez un nouveau-né ou un
nourrisson nécessite un prélèvement de sang veineux. Elle
ne peut pas être réalisée à partir d'un prélèvement
de sang effectué au cordon.
Le document de groupes sanguins n'est valide que jusqu'à l'âge
de six mois. Il doit mentionner : " groupe sanguin de nouveau-né
- valide jusqu'au - date de naissance + 6 mois- ".
A N N E X
E D
BONNES PRATIQUES DE LABORATOIRE
EN IMMUNO-HEMATOLOGIE ERYTHROCYTAIRE
A N N E X E D I
CHAMPS D'APPLICATION
1. Groupage ABO-RH1
En absence de résultats valides, cette analyse est réalisée
:
- dans un contexte prétransfusionnel avéré ou potentiel
;
- dans un contexte prénuptial, pré ou périnatal conformément
aux dispositions réglementaires relatives au suivi de la grossesse. Dans
ce contexte les réactifs anti-RH1 utilisés doivent détecter
la plupart des variants RH1 ;
- pour la validation de l'identification d'anticorps anti-érythrocytaires
;
- en l'absence de résultats valides du phénotype RH-KEL 1 cette
analyse est obligatoirement complétée par un phénotypage
RH-KEL 1.
2. Phénotypage RH-KEL 1
En absence de résultats valides, cette analyse est réalisée
:
- dans un contexte prétransfusionnel avéré ou potentiel.
La prise en compte du résultat s'inscrit dans le cadre des bonnes pratiques
de distribution ;
- dans le contexte prénuptial, pré ou périnatal conformément
aux dispositions réglementaires relatives au suivi de la grossesse ;
- pour la validation de l'identification d'anticorps anti-érythrocytaires
;
En absence de résultats valides de groupage ABO-RH1 :
- cette analyse est obligatoirement complétée par un groupage
ABO-RH1.
3. Phénotypage étendu
En absence de résultats valides, cette analyse est réalisée
:
- systématiquement dans les cas d'allo-immunisation anti-érythrocytaire
complexe et proposée, à titre préventif, chez certains
patients transfusés de manière itérative. Dans ce dernier
cas l'analyse concerne les antigènes courants suivants :
FY1, FY2, JK1, JK2, MNS3 et si possible MNS4.
- pour la validation de l'identification d'anticorps anti-érythrocytaires
dirigés contre un ou plusieurs antigènes érythrocytaires
autres que ceux qui sont définis par le groupage ABO-RH1 et par le phénotypage
RH-KEL 1 et pour lesquels les réactifs sont disponibles sur le marché.
En absence de résultats valides de groupage ABO-RH1 et/ou de phénotypage
RH-KEL 1, cette analyse est obligatoirement complétée par un groupage
ABO-RH1 et un phénotypage RH-KEL 1.
4. Recherche d'anticorps anti-érythrocytaires
Cette analyse doit être réalisée dans le cadre de la prévention
des accidents immuno-hémolytiques transfusionnels :
- chez tout patient susceptible à court terme d'être transfusé
;
- chez le transfusé itératif, en bonne place au cours des séries
de transfusions ;
- chez le patient transfusé dans le cadre du suivi post-transfusionnel
préconisé par la réglementation.
Elle doit être réalisée en contexte de greffe ou transplantation.
Elle doit être réalisée en contexte pré ou périnatal
conformément aux dispositions réglementaires relatives au suivi
de la grossesse.
En l'absence de prescription, ces analyses doivent être réalisées
à l'initiative du biologiste.
5. Titrage
des anticorps anti-érythrocytaires autres que anti-A,
anti-B et dosage pondéral des anti-RH
Le titrage, indissociable de la recherche des anticorps anti-érythrocytaires,
est obligatoire chez toute femme enceinte possédant un anticorps immun.
Il permet d'estimer l'évolution de l'allo-immunisation en rapport avec
un passage d'hématies foetales qui peut éventuellement se produire
dès le premier trimestre de la grossesse. L'activité fonctionnelle
(pouvoir hémolytique) de l'anticorps dépendant de sa concentration
et de son affinité, pour les anticorps du système RH, l'association
au dosage pondéral est nécessaire afin de mieux appréhender
le risque hémolytique anté-natal.
En cas d'allo-immunisation une nouvelle programmation des RAI (avec titrage
et éventuellement dosage pondéral) est nécessaire. Il est
classiquement reconnu qu'un contrôle mensuel est suffisant, dans la majorité
des cas, jusqu'à la 20e semaine d'aménorrhée. Au-delà,
un contrôle tous les quinze jours est à envisager. Dans certains
cas d'immunisation sévère, un contrôle fréquent est
nécessaire, même avant la 20e semaine d'aménorrhée,
et d'autant plus en fin de grossesse où le rythme peut être hebdomadaire.
En l'absence de prescription, ces analyses doivent être réalisées
à l'initiative du biologiste.
6. Epreuve
directe
de compatibilité au laboratoire
Cette analyse est réalisée dans les circonstances suivantes :
- s'il s'agit d'un receveur présentant ou ayant présenté
un (ou plusieurs) allo-anticorps anti-érythrocytaires ;
- s'il s'agit d'un nouveau-né présentant un test direct à
l'antiglobuline positif ou né de mère allo-immunisée.
7. Test direct à l'antiglobuline
Cette analyse doit s'inscrire dans l'un des contextes suivants :
- dans le cadre d'un syndrome hémolytique clinique ou biologique pour
démontrer l'origine immunologique de cette hémolyse ;
- dans le cadre de la mise en évidence d'auto-anticorps lors de la RAI
afin de détecter leur capacité à se fixer in vivo ;
- dans le cadre d'une maladie hémolytique du nouveau-né pour démontrer
la sensibilisation des hématies du nouveau-né par les allo-anticorps
de nature IgG d'origine maternelle ;
- dans le cadre d'une réaction transfusionnelle pour démontrer
l'origine immuno-hémolytique de l'incident ;
- dans le cadre d'une anémie hémolytique auto-immune pour démontrer
la sensibilisation des hématies du patient par les auto-anticorps et/ou
par du complément ;
- dans le cadre d'une anémie hémolytique d'origine médicamenteuse
pour démontrer la sensibilisation des hématies par des anticorps
reconnaissant certains médicaments ;
- dans le cadre de l'exploration biologique d'autres maladies auto-immunes.
A N N E X
E D I I
GROUPAGE ABO-RH1
Dans l'épreuve globulaire de réalisation du groupage sanguin ABO,
le réactif anti-B utilisé ne doit pas donner de réaction
croisée vis-à-vis de l'antigène B acquis. L'un des deux
réactifs, anti-A ou anti-AB, doit pouvoir reconnaître les hématies
Ax.
1. Interprétation et validation des résultats
La validation analytique repose sur :
- résultats conformes des CQI ;
- absence d'ambiguïté réactionnelle avec chaque réactif
;
- absence de double population. A ce titre, il est indispensable que tout antécédent
transfusionnel récent (moins de quatre mois) soit signalé au laboratoire
lors de la prescription de l'analyse ;
- profil réactionnel cohérent par rapport à la table d'interprétation
des groupes ABO-RH1 ;
- absence de discordance entre deux réalisations ;
- absence de discordance avec antériorité.
2. Gestion des anomalies
La constatation d'une anomalie lors de la phase de validation analytique du
groupe sanguin ABO-RH1 impose l'intervention du biologiste. La gestion de l'anomalie
repose alors sur :
Une attitude sécurisée en termes d'exploitation :
- ne pas rendre le résultat ;
- rendre un conseil transfusionnel provisoire en cas d'urgence ;
Une nouvelle détermination du groupe sanguin :
- si l'anomalie n'est pas retrouvée, le résultat est validé
;
- si l'anomalie est retrouvée, une poursuite de l'exploration.
Une attitude cohérente en termes d'exploration de l'anomalie qui tiendra
compte :
- du contexte clinique ;
- du profil réactionnel obtenu ;
- du résultat des témoins du groupage ABO :
- le témoin " auto " qui consiste à tester, dans les
mêmes conditions techniques, le plasma du sujet vis-à-vis de ses
propres hématies ;
- les témoins " allo " et éventuellement " A2 "
qui consistent à tester, dans les mêmes conditions techniques,
le plasma du sujet vis-à-vis d'une gamme d'hématies-tests O et
A2 dont la constitution antigénique permettra de détecter les
anticorps anti-érythrocytaires, autres que anti-A et anti-B, susceptibles
d'interférer avec l'épreuve plasmatique ;
- le témoin " réactif " qui consiste à tester,
dans les mêmes conditions techniques, les hématies du sujet vis-à-vis
d'un réactif témoin n'ayant pas d'activité anticorps.
A N N E X
E D III
PHENOTYPAGE RH-KEL 1
1. Interprétation et validation des résultats
La validation analytique repose sur :
- résultats conformes des CQI ;
- absence d'ambiguïté réactionnelle avec chaque réactif
;
- absence de double population. A ce titre, il est indispensable que tout antécédent
transfusionnel récent (moins de quatre mois) soit signalé au laboratoire
lors de la prescription de l'analyse ;
- profil réactionnel cohérent par rapport à la table d'interprétation
des phénotypes RH-KEL 1 ;
- absence de discordance entre deux réalisations ;
- absence de discordance avec antériorité.
2. Gestion des anomalies
La constatation d'une anomalie lors de la phase de validation analytique du
phénotypage RH-KEL 1 impose l'intervention du biologiste. La gestion
de l'anomalie repose alors sur :
Une attitude sécurisée en termes d'exploitation :
- ne pas rendre le résultat ;
- rendre un conseil transfusionnel provisoire en cas d'urgence ;
Une nouvelle détermination du phénotype :
- si l'anomalie n'est pas retrouvée, le résultat est validé
;
- si l'anomalie est retrouvée une poursuite de l'exploration ;
Une attitude cohérente en termes d'exploration de l'anomalie qui tiendra
compte :
- du contexte clinique ;
- du profil réactionnel obtenu (témoins adéquats inclus).
A N N E X
E D IV
PHENOTYPAGE ETENDU
1. Interprétation et validation des résultats
La validation analytique repose sur :
- résultats conformes des CQI ;
- absence d'ambiguïté réactionnelle avec chaque réactif
;
- absence de double population. A ce titre, il est indispensable que tout antécédent
transfusionnel récent (moins de quatre mois) soit signalé au laboratoire
lors de la prescription de l'analyse ;
- profil réactionnel cohérent par rapport à la table d'interprétation
des phénotypes étendus ;
- absence de divergence entre deux réalisations ;
- absence de discordance avec antériorité.
2. Gestion des anomalies
La constatation d'une anomalie lors de la phase de validation analytique du
typage érythrocytaire étendu impose l'intervention du biologiste.
La gestion de l'anomalie repose alors sur :
Une attitude sécurisée en termes d'exploitation :
- ne pas rendre le résultat ;
- rendre un conseil transfusionnel provisoire en cas d'urgence ;
Une nouvelle détermination du phénotype :
- si l'anomalie n'est pas retrouvée, le résultat est validé
;
- si l'anomalie est retrouvée, une poursuite de l'exploration ;
Une attitude cohérente en termes d'exploration de l'anomalie qui tiendra
compte :
- du contexte clinique ;
- du profil réactionnel obtenu.
ANNEXE D
V
RECHERCHE D'ANTICORPS ANTI-ERYTHROCYTAIRES
Interprétation et validation des résultats
L'identification d'un ou plusieurs anticorps anti-érythrocytaires impose
:
De valider la spécificité de chaque anticorps par l'obtention
d'une réaction positive avec toutes les hématies porteuses de
l'antigène correspondant (au moins 3 hématies) et d'une réaction
négative avec toutes les hématies non porteuses de cet antigène
(au moins 3 hématies). Le seuil minimal de 3 hématies en terme
de réactivités positives ou négatives ne s'applique pas
en cas d'association d'anticorps de spécificité anti-RH.
Lorsque cette correspondance exacte n'est pas obtenue, l'interprétation
doit prendre en compte le caractère " homozygote " ou "
hétérozygote " des hématies utilisées. Dans
ces conditions, une étape supplémentaire avec un plus grand nombre
d'hématies informatives doit être mise en oeuvre ;
D'éliminer des anticorps supplémentaires éventuels :
- par la mise en oeuvre de techniques complémentaires ;
- par la présence, sur les hématies négatives, des antigènes
présents sur la gamme de dépistage ne correspondant pas à
la (aux) spécificité(s) préalablement identifiée(s)
;
De contrôler l'absence de l'antigène correspondant à chaque
allo-anticorps identifié lorsque les réactifs sont disponibles
sur le marché.
En absence de résultats valides, l'identification d'un anticorps anti-érythrocytaire
doit être complétée par un groupage ABO-RH1 et un phénotypage
RH-KEL 1.
ANNEXE D VI
TITRAGE DES ANTICORPS ANTI-ERYTHROCYTAIRES IMMUNS AUTRES QUE LES ANTI-A ET ANTI-B
ET LE DOSAGE PONDERAL DES ANTI-RH La validation analytique repose sur les résultats
obtenus avec un standard anti-RH1, les résultats comparatifs entre les
2 échantillons n et n - 1 de la patiente et les résultats de l'antériorité.
ANNNEXE D
VII
EPREUVE DIRECTE DE COMPATIBILITE AU LABORATOIRE
Interprétation et validation des résultats
Une procédure doit définir les modalités de libération
des produits sanguins labiles compatibilisés en fonction des résultats
de cette épreuve :
- résultats conformes des CQI ;
- en absence de réactivité dans la technique considérée
:
- l'unité est déclarée compatible. Sa libération
est autorisée avec identification spécifique de l'unité
conformément aux dispositions réglementaires en vigueur ;
- en cas de réactivité dans la technique considérée
:
- l'unité est déclarée incompatible. En fonction du contexte,
sa libération peut être autorisée conformément aux
dispositions réglementaires prévues par les bonnes pratiques de
distribution et le conseil transfusionnel. Par ailleurs, une exploration complémentaire
peut être entreprise afin d'expliquer ces résultats et sélectionner
de nouvelles unités en tenant compte de ces explorations.
ANNEXE D
VIII
TEST DIRECT A L'ANTIGLOBULINE
Interprétation et validation des résultats
- résultats conformes des CQI ;
- absence d'ambiguïté réactionnelle avec chaque réactif
;
- profil réactionnel cohérent par rapport à la logique
d'interprétation préétablie.
ANNEXE D
IX
OBJECTIFS DE L'AUTOMATION ET INFORMATISATION
AU LABORATOIRE D'IMMUNO-HEMATOLOGIE
1. Diminuer le risque d'erreur humaine
En immuno-hématologie érythrocytaire, l'automatisation et l'informatisation
des analyses et du transfert des résultats apporte une sécurité
supplémentaire par rapport à la réalisation manuelle en
réduisant plusieurs risques possibles d'erreurs, et en particulier les
erreurs relatives à :
- l'enregistrement de la demande ;
- la sélection de l'échantillon ;
- la sélection du réactif ;
- l'exécution de l'analyse elle-même ;
- la transcription ;
- l'interprétation ;
- la saisie des résultats.
2. Garantir la traçabilité
La compréhension et la correction d'éventuels dysfonctionnements
reposent sur une analyse précise des défaillances qui peuvent
survenir au niveau d'un processus. L'efficacité de cette exploration
a posteriori est intimement liée à une traçabilité
fiable de tous les éléments ayant contribué aux opérations
analytiques. Aussi les opérations suivantes, relatives à chaque
analyse, doivent être archivées, accessibles et exploitables :
- date de l'analyse ;
- couple distributeur-lecteur ;
- réactifs : types - spécificités - numéro de lot
;
- liaison avec les CQI (types - spécificités- numéro de
lot - résultats) ayant permis la validation ;
- opérateur ;
- résultats réactionnels obtenus avec chaque réactif ;
- notion de correction manuelle éventuelle survenue avec l'un d'entre
eux ;
- résultats analytiques interprétés.
3. Gérer les alarmes de fonctionnement du système
Remarques :
- en l'absence de connexion informatique, le risque d'erreur de transcription
existe toujours, même en cas de double saisie ;
- l'optimisation des systèmes automatiques impose de mettre l'accent
sur une formation adaptée des opérateurs.
A N N E X
E D X
a) Traitement et identification des échantillons
|
|
Obligatoire |
Recommandé |
|
Identification
positive du numéro de code-barres échantillon……………………….. |
|
|
|
Lecteur
de code-barres échantillon intégré………………………………….. |
|
|
|
Identification
positive du positionnement aléatoire de l’échantillon sur automate…. |
|
|
|
Alarme
si problème de lecture de code-barres (procédure dégradée)………….. |
|
|
|
Contrôle
du prélèvement par détecteur de présence, de niveau ou de caillot………. |
|
|
|
Protection
contre les contaminations interspécimens (1)…………………….. |
|
|
|
(1) La réalité de cette opération peut être démontrée
lors de la phase de validation préalable du système. |
||
b) Gestion des réactifs
|
|
Obligatoire |
Recommandé |
|
Identification
positive du numéro de code-barres des réactifs (2)…………………… |
|
|
|
Identification
positive du positionnement aléatoire sur automate (2)………………. |
|
|
|
Alarme
si problème de lecture de code-barres (procédure dégradée)……………. |
|
|
|
Gestion
des conditions de conservation des réactifs………………………………….. |
|
|
|
Mise
en suspension des hématies tests….. |
X |
|
|
Détection
de niveaux……………………. |
|
X |
|
Alarme
sur détection de niveaux……….. |
|
X |
|
Alarme
de péremption…………………. |
|
X |
|
Protection
contre les contaminations inter-réactifs (1)………………………………. |
|
|
|
Gestion
des stocks |
|
X |
|
(1)
La réalité de cette opération peut être démontrée lors de la phase de
validation préalable du système et régulièrement vérifiée par l’analyse
des contrôles qualité internes adéquats.
(2)
Si ces opérations ne sont pas prises en charge par le système, toute
réalimentation du distributeur en réactif doit être validée par l’analyse
des contrôles qualité internes adéquats. |
||
c) Gestion du support réactionnel
(microplaque ou support filtration)
|
|
Obligatoire |
Recommandé |
|
Identification
positive du numéro de code-barres du support………………………. |
|
|
|
Identification
positive du positionnement aléatoire du support sur automate………. |
|
|
|
Alarme
si problème de lecture de code-barres (procédure dégradée)……………. |
|
|
|
Alarme
de péremption………………….. |
|
X |
d) Gestion de la phase de préparation distribution
|
|
Obligatoire |
Recommandé |
|
Mise
en suspension de l’échantillon….. |
X |
|
|
Distribution
et identification de la position de l’échantillon sur le support réactionnel.. |
|
|
|
Identification
de la position de chaque réactif sur le support réactionnel……….. |
|
|
|
Etablissement
du lien Echantillon-Réactif-Support………………………………….. |
|
|
|
Maintien
du lien Echantillon-Réactif-Support (durant les phases d’incubation et
de centrifugation)……………………….. |
|
|
e) Traitement de la lecture des réactions
|
|
Obligatoire |
Recommandé |
|
Lecture
automatisée des réactions……… |
X |
|
|
Alarme
sur défaut de mesure…………… |
X |
|
|
Relance
après avis de l’opérateur………. |
X |
|
|
Traçabilité
d’intervention manuelle……. |
X |
|
|
Association
automatique et univoque |
|
|
|
Détection
des doubles populations, hémolyse et faible agglutination |
|
|
f) Traitement des informations
|
|
Obligatoire |
Recommandé |
|
Confrontation
informatique des résultats des CQI avec ceux attendus…………….. |
|
|
|
Alarme
d’écart d’interprétation………….. |
|
X |
|
Blocage
des transferts analytiques des résultats concernés en cas de non-conformité………………………………. |
|
|
|
Levée
du blocage en manuelle avec traçabilité d’intervention………………… |
|
|
|
Interprétation
informatique des cohérences réactionnelles…………………………… |
|
|
|
Détection
d’incohérence y compris en cas d’intervention manuelle (correction de
rejet)……………………………………… |
|
|
|
Incohérence
entre épreuve globulaire et plasmatique……………………………… |
|
|
|
Réaction
positive avec le réactif témoin… |
X |
|
|
Absence
de deux antigènes antithétiques… |
X |
|
|
Coexistence
antigène et anticorps correspondant lors des phases d’identification d’anticorps……………… |
|
|
g) Exploitation des informations
La décision finale de la validation analytique revient à l'opérateur
:
- par contrôle visuel de chaque support avec analyse de cohérence
avec les résultats rendus par le système ;
- par appréciation de la qualité des contrôles qualité
internes autorisant la validation analytique.
|
|
Obligatoire |
Recommandé |
|
Transfert
automatique des résultats concernés au dossier du patient correspondant………………………….. |
|
|
|
Confrontation
automatique avec l’historique des résultats du patient et détection de
discordance………………… |
|
|
h) Validation biologique
Conforme à la réglementation en vigueur (GBEA).
A N N E X
E D X I
SECURISATION DU TRANSFERT DES DONNEES IMMUNO
HEMATOLOGIE VERS LE SERVICE DE DISTRIBUTION
Elle repose en partie sur la fiabilité des données immuno-hématologiques
du receveur introduites dans le système.
Afin d'éviter leur prise en compte manuelle à partir de résultats
écrits, ces données doivent être transférées
en totalité et informatiquement, après validation, vers le site
de distribution de l'Etablissement français du sang ou le dépôt
de distribution de l'établissement de santé autorisé à
attribuer les produits sanguins labiles.
Le transfert des données doit respecter le guide de bonne exécution
des analyses de biologie médicale (GBEA) et les recommandations suivantes
:
La transmission de données nominatives
Les procédures utilisées doivent garantir la confidentialité
:
Les données doivent être cryptées lorsque celles-ci doivent
transiter sur un réseau ouvert. Elles doivent également être
cryptées lorsqu'elles doivent transiter sur un réseau interne
sur lequel peut se connecter du personnel non médical et non paramédical
;
L'identification de l'émetteur, du destinataire et la vérification
des droits de celui-ci à recevoir ces données sont obligatoires.
Le destinataire pouvant être une personne physique ou un ordinateur.
L'intégrité des données transmises
Le protocole de transfert des données doit comporter des procédures
efficaces de contrôle des échanges vérifiant que le ou les
messages reçus sont identiques au(x) message(s) envoyé(s) et que
ces procédures soient effectivement actives.
Au cas où de telles procédures ne seraient pas utilisées
(en raison de problèmes momentanés, par exemple), le message émis
doit en comporter la mention en clair afin d'avertir le receveur de la possibilité
d'erreurs dans la transmission des données.
En cas d'échec de transmission ou de rupture de communication en cours,
il faut retransmettre automatiquement et intégralement le ou les messages.
L'archivage des transmissions
Il est nécessaire d'archiver ces transmissions pendant toute la durée
légale d'archivage des dossiers des patients. Ces archives doivent pouvoir
être éditables et consultables à tout moment en comportant
la date et l'heure d'émission du message acquitté par le receveur.
En cas de transmissions multiples d'un même dossier pour complément
ou mise à jour, chacune des transmissions doit être archivée
sous la même forme.
Les messages de transfert utilisés doivent répondre aux dispositions
normatives en vigueur qui concernent la transfusion sanguine.